Les Bains de Lavey

Les Bains de Lavey, entreprise employant 160 personnes, font partie de la société Eurothermes. Ses activités se déclinent autour du thermalisme médicalisé, de la détente et du bien-être. L'établissement se compose pour l'essentiel d'un parc, de bains extérieurs, de bâtiments pour le thermalisme et l'administration, d'un hôtel, d'une chapelle et d'un bâtiment ancien abritant l'une des sources. L'entier de la superficie représente 12.5 hectares, dont le parc occupe plus des deux tiers.

Situé dans l'extrémité sud du canton de Vaud, le site jouit d'un climat privilégié. Il s'intègre dans un environnement naturel diversifié avec à l'est, les falaises de Morcles ; au sud, le coude du Rhône et la réserve naturelle des Follatères ; au nord, une zone agricole. Le Rhône borde le site à l'ouest, formant la limite avec le Valais. Une partie du parc, dont la superficie totale est de 1500 m2, compte un espace de gazon longé par un talus exposé au sud. Il est traversé par un sentier de gravier et bordé, côté Rhône, d'une haie composée en partie d'espèces indigènes – essentiellement du troène – et d'un sentier dallé.

L'entreprise étant sensible à la beauté et aux valeurs naturelles, ainsi qu'aux enjeux actuels en matière de développement durable, il a été décidé en 2012, de réduire l'entretien du parc de manière à favoriser la biodiversité par une fauche du talus et d'une partie du gazon après le 1er juillet, puis d'observer l'évolution de la flore. L'objectif était de favoriser l'orchidée indigène. Le résultat fut inattendu, puisque 8 espèces d'orchidées ont pu être relevées – dont l'ophrys bourdon – et qu'une magnifique prairie fleurie comprenant sauges des prés, marguerites et thym serpolet s'est développée.

Les cheminements ne sont plus traités et, concernant les haies, il a été décidé de favoriser le recru naturel d’espèces indigènes ainsi qu’un entretien visant une fructification et une diversification des espèces.

En 2013, la partie en gazon fauchée tardivement doit être étendue. La difficulté actuelle réside dans le compromis à trouver entre la surface réservée aux clients de l'hôtel appréciant la présence d'une zone de détente et de jeux, et celle dédiée à la nature.

Une parcelle d'une surface de 12'000 m2 ayant servi de zone de camping, n'est actuellement plus utilisée. Il s'agit d'une prairie bordée d'arbres. Auparavant autant entretenue que le gazon, elle est aujourd'hui fauchée tardivement par un agriculteur; des bandes sont conservées non fauchées le long des lisières; des structures telles que tas de branches, tas de pierres ont été créées ; les arbres tombés au sol sont laissés sur place si ils ne sont pas gênants. L'habitat et la reproduction de la petite faune devraient ainsi augmenter.

L'ensemble de ces mesures n'a pas seulement permis d'améliorer la biodiversité du parc, mais également de diminuer les tâches liées à l'entretien. Certaines n'ont ainsi plus besoin d'être externalisées. Fière de ces résultats, la direction a décidé d'organiser une visite du parc, afin de présenter à ses collaborateurs les avantages d'un entretien plus extensif et de montrer la responsabilité de l'entre- prise face à la biodiversité. Elle déclare ainsi: «La certification Nature & Economie reconnaît notre engagement et met à notre disposition un outil qui s'intègre parfaitement dans notre démarche de développement durable.»